Quelqu’un a dit « La religion est une faiblesse »…

Quelqu’un a dit « La religion est une faiblesse »…


Dans le livre que j’ai reçu pour mon cours de religion au Collège, j’ai trouvé un article qui m’a interpellée. C’était le témoignage d’une étudiante dans le chapitre ‘Des non-croyants en Dieu s’expriment’.

Je ne suis pas vraiment contre cette idée. Je pense en effet que la religion peut créer une certaine faiblesse. Seulement, je pense aussi qu’elle peut, en d’autres cas, être une force. Tout dépend de l’interprétation que l’on en fait. De « l’utilisation », si j’ose dire, que l’on en fait.

Certaines personnes ont tendance à assimiler la croyance à une manière de se consoler. Ils se disent croyant mais vivent comme si leur Dieu n'existait pas. Ce n'est que lorsqu’un malheur leur tombe dessus, qu'ils se tournent vers cette religion dont ils se réclament dans l’espoir que tout s’arrange. Et lorsque tout rentre dans l’ordre, ils oublient à nouveau ce Dieu qu’ils ont tant supplié. Mais dans ce cas-là, peut-on parler de croyance ? De religion ? J’ai du mal à croire que ceux qui oublient leur Dieu lorsque tout va bien croient vraiment en lui.

D’autres agissent à l’inverse. Lorsque tout va bien, ils ‘croient’ fermement. Ils pourraient même pratiquer. Mais si un malheur arrive, ils deviennent athés. « Si Dieu existe, pourquoi la souffrance existe-t-elle aussi ? ». Question légitime il est vrai, même si je ne la trouve pas compatible avec le Dieu que nous décrivent les Livres Saints. Mais là c’est un autre débat. Question légitime disais-je donc. Mais seulement si la personne se fixe sur son athéisme. Si une fois le soleil de retour, ils reviennent à l’église, que cela signifie-t-il ? A mon sens, rien de plus qu’une fausse croyance.

Dans ces deux cas-là, la religion, si l’on peut parler en terme de religion, est une faiblesse. Une forme de lâcheté. Dans le premier cas, ce n’est « Abandonner » son malheur à plus fort que soi, Dieu étant populairement décrit comme un être tout-puissant. Dans le deuxième cas, ce n’est qu’« abandonner » Dieu lorsqu’on se rend compte qu’il n’est pas l’épouvantail qui tient les drames éloignés de notre vie, et revenir ensuite à lui en espérant qu’il l’est tout de même. C’est la lâcheté la faiblesse. Non pas la religion.


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Dernière mise à jour de cette page le 30/09/2007

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